Tous les articles par Alain HOUPERT

Réception de Gilets Jaunes à Dijon

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Frédéric Rodier (à g.) et Joanny Brun, respectivement trésorier et président de l’association Gilets Jaunes du 21

Lundi 28 janvier, j’ai reçu à ma permanence dijonnaise deux représentants de l’association Les Gilets Jaunes du 21.

Des Gilets Jaunes se sont organisés dans le département sous la forme d’une association : Les Gilets Jaunes du 21. J’ai reçu deux de leurs représentants à ma permanence. Après avoir présenté leur association née en décembre 2018, nous avons échangé sur la situation et sur les attentes des Gilets Jaunes. Pour ma part, je reste très attentifs aux revendications des Gilets Jaunes et salue l’implication de ces citoyens qui rejettent totalement toutes les violences sur le terrain.

Chevigny-Saint-Sauveur : réunion avec Bruno Retailleau

"Les élections qui approchent sont notre chance"
« Les élections qui approchent sont notre chance »

François-Xavier Dugourd et moi-même avons accueilli jeudi 24 janvier à la salle « Le Polygone » de Chevigny-Saint-Sauveur Bruno Retailleau président du Groupe Les Républicains du Sénat. Retrouvez ici le discours que j’ai prononcé à cette occasion.

Bruno, je sais ton attachement à un natif de ta Vendée, le Père la Victoire, Georges Clémenceau. Cela prouve qu’au Sénat nous ne sommes pas rancuniers, puisque Georges Clémenceau était d’abord favorable à la suppression du Sénat : c’est un des points du fameux « programme de Belleville » de 1880. Ce qui ne l’a pas empêché d’être élu Sénateur du Var en 1902, et d’occuper son siège jusqu’en 1920 !

Moi qui suis originaire du nord de la Côte-d’Or, mitoyen de la Haute-Marne, non loin de Colombey-les-Deux-Eglises, c’est naturellement vers le Général de Gaulle que mon cœur me porte. Vous me rétorquerez chers amis qu’il a lui aussi proposé la suppression du Sénat en 1969, ce qui lui a coûté cher… l’Histoire nous apporte la preuve que le Sénat tient et ne se rend pas !

Je vous dis cela car, en pleine crise des Gilets Jaunes, l’actuel Président de la République a remis sur le tapis un point de son programme, à savoir une révision constitutionnelle d’envergure. En fait de révision, il s’agit tout bonnement de se débarrasser d’une fraction importante des parlementaires, en particulier des Sénateurs. D’aucuns évoquent également la fusion du Sénat avec le Conseil économique social et environnemental, le CESE. Cette dernière proposition ressemble au mariage condamné d’avance de la carpe et du lapin, car je ne vois pas comment on pourrait unir en harmonie une assemblée élue par les Maires et les Grands Electeurs, et une structure dont les membres sont désignés par des corporations et des syndicats. Cette chimère est donc à oublier !

Il est de plus en plus question – c’est d’ailleurs un des enjeux du Grand Débat national voulu par le Président de la République – d’amputer l’Assemblée nationale et le Sénat d’un tiers de ses membres. En Côte-d’Or, cela signifierait qu’il n’y aurait plus que deux Sénateurs au lieu de trois actuellement pour représenter notre département qui s’étend sur 8763 km2, et est extrêmement contrasté entre la métropole Dijonnaise qui concentre pratiquement la moitié des habitants côte-d’oriens, une côte viticole connue dans le monde entier et le reste du département avec ses problématiques liées à la ruralité comme les transports, la santé, l’accès au numérique, un tissu économique distendu. Croyez-moi, mes collègues et moi-même nous ne chômons pas !

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François-Xavier Dugourd (à g) et Bruno Retailleau

Je sais que le Président de la République raffole des expressions désuètes donc ce soir je lui en offre une : ce projet d’amputation sauvage de parlementaire, ce n’est rien d’autre qu’une manière de mouiller la compresse ! Je veux dire par là que c’est une tentative de flatter les Français en excitant la veine démagogique, en leur faisant croire que moins de parlementaires = plus d’efficacité et plus d’économies. Je vous signale que le Sénat coûte 5 euros par an et par habitant, l’Assemblée Nationale environ 7 euros. Par ailleurs, si on réduit le nombre de parlementaires, il faudra davantage de collaborateurs sur le terrain ce qui n’augure rien de bon en guise d’économies !

Le peuple est souverain et si le peuple doit décider par voie de referendum de modifier profondément la structure du Sénat, nous devrons l’écouter.

Mais il y a une chose que le Président de la République qui vient de redécouvrir les cahiers de doléances doit savoir : nos permanences sont depuis l’origine des cahiers de doléances.

"Le Sénat est un peu le Gilet Jaune des institutions"
« Le Sénat est un peu le Gilet Jaune des institutions »

Lorsqu’un maire a un souci dans sa commune, un souci qui parfois touche de très près ses administrés comme par exemple une longue coupure du réseau téléphonique, une fois qu’il a épuisé tous les recours, vers qui se tourne-t-il ? Vers son Sénateur. Et à longueur d’année, nous mettons de l’huile dans les rouages communaux, tout particulièrement en secteur rural et en périphérie urbaine, parce que c’est là aussi notre rôle.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire publiquement : le Président de la République n’aime pas le Sénat. Les urnes lui ont donné une Assemblée nationale aux ordres et le seul contre-pouvoir qui ose lui résister, c’est le Sénat.

C’est au Sénat, dans la salle Clémenceau cher Bruno, qu’Alexandre Benalla a été entendu par deux fois. Et notre collègue Philippe Bas, qui préside la commission d’enquête, n’a pas vraiment apprécié le refus de répondre de cet ancien commis de l’Elysée qui semble bénéficier de protections très haut placées.

Vous le savez, chaque samedi, les Gilets Jaunes font entendre la colère des Français.Le Sénat est un peu le Gilet Jaune des institutions : c’est le seul lanceur d’alerte dans un paysage politique atone, où la majorité à l’Assemblée prend ses ordres directement de l’Elysée, sans le moindre recul, sans la moindre analyse politique, sans la moindre indépendance ou réflexion.

Les Gilets Jaunes justement. Malgré l’annonce fracassante de 10 milliards d’euros pour calmer leur colère, malgré l’organisation d’un Grand Débat national plus balisé qu’une piste d’atterrissage sur un porte-avion, malgré les allocutions et les discours, ils tiennent. Cela fait plus de deux mois que chaque samedi, ils tiennent. Malgré les violences inacceptables des casseurs infiltrés dans leurs rangs, malgré les réponses parfois disproportionnées des forces de l’ordre, malgré les blessés et malgré les morts (car oui, en France, au XXIème siècle, on peut encore mourir en allant manifester !), malgré tout cela, les Gilets Jaunes tiennent.

Et pourquoi ? Parce que sur les ronds-points où certains ont passé les fêtes de fin d’année, il y a de la fraternité. De l’écoute. De l’empathie. Toutes ces choses que nos sociétés déshumanisées, bourrées de technologies, d’écran, saturées d’images, ont mises à l’écart, remplaçant le dialogue par la polémique et la réflexion par le buzz.

Bruno Retailleau à la tribune
Bruno Retailleau à la tribune

Que veulent-ils, les Gilets Jaunes ? Pas seulement un meilleur niveau de vie. Ils veulent de la considération. Ils ne veulent plus être méprisés. Ils ne veulent plus être les jouets d’une technostructure qui décide à leur place, qui leur parle via des plateformes téléphoniques, leur impose des services en ligne et les prive d’humains.

Le problème n’est pas qu’il a trop de fonctionnaires. Le problème c’est qu’ils ne sont pas aux bons endroits.

Les services publics, les service AU public, doivent être rendus par des hommes et des femmes, pas par des algorithmes. On nous parle d’intelligence artificielle, mais où est l’intelligence quand on supprime les Postes dans les campagnes, quand on supprime les perceptions, quand on impose à des personnes âgées, ou démunies, ou vivant dans des zones blanches dépourvues de réseau d’utiliser internet pour leurs démarches ? La possession d’un ordinateur n’est pas inscrite dans la Constitution !

Pour conclure, j’aimerais vous rappeler, mes chers amis, que des échéances électorales approchent. Les élections européennes, les élections municipales l’année prochaine, les élections sénatoriales aussi pour notre Département. Ces élections sont notre chance.

Elles sont notre chance de montrer à l’actuel Président que, en faisant voler en éclats les partis traditionnels, en brouillant les valeurs et en effaçant la mémoire politique et l’Histoire de la France, il a plongé notre pays dans le désarroi et finalement dans le désordre.

Ces élections sont notre chance de dire : nous ne voulons pas de ce « Nouveau Monde » brutal, mécanique, où des algorithmes nous trie dès la naissance et nous assigne notre vie(voyez par exemple la catastrophe de Parcours Sup !) comme dans une dystopie apocalyptique. Avez-vous envie de vivre dans Le meilleur des Mondes ou 1984 ? Pas moi !

Ces élections sont notre chance enfin de redonner à notre Parti, les Républicains, sa véritable vocation d’être à l’écoute du pays, à l’écoute de tous : ruraux, urbains, chefs d’entreprise ou employé, profession libérale ou agriculteurs, fonctionnaires ou salariés du privé : nous ne faisons pas de distinctions idéologiques. Ce qui nous réunit, ce sont les valeurs de notre République.

La liberté d’entreprendre

L’égalité de droits pour chacun

La fraternité entre tous.

Vive la République, vive Les Républicains et Vive la France !

 

Pour 2019, mon voeu d’une France apaisée

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Coucher de soleil après l’orage – Route de Flacey (photo : SJG)

 

2018 était l’année de commémoration de la fin de la Grande Guerre. Une année d’espérance, où la recherche de la paix entre les peuples, de la concorde entre les hommes prenait tout son sens. Malheureusement cette année qui aurait dû être celle de l’espoir est devenue l’année du mépris des uns et de la colère des autres. Une colère qui porte une couleur : le jaune de ce gilet que les Français ont décidé de brandir pour faire entendre leur voix et faire respecter leur dignité.

Je forme le vœu pour 2019 que le mépris s’éteigne et que la voix des oubliés se fasse entendre. Le vœu que notre pays retrouve cette intelligence collective, cette unité malgré les différences, cet espoir commun qui en font la grandeur. Aux Français de métropole, des outremers et de l’étranger, à nos soldats, et bien sûr à tous les habitantes et les habitants de Côte-d’Or je souhaite que leurs espoirs prennent vie dans une France apaisée.

Bonne année 2019 à tous !

Subventions agricoles : A l’aide(s) !

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Voici une tribune que j’ai rédigée suite à l’audition de la Présidente de la Cour des Comptes sur le système de paiement des aides PAC. Le constat est sans appel : les incohérences ne sont pas du côté des Régions, mais bien de l’exécutif.

« A la demande de la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes a enquêté sur la chaîne de paiement des aides aux agriculteurs. C’est un enjeu majeur dans notre pays : la France est le premier bénéficiaire des aides de la PAC (52 Mds d’euros pour la programmation 2014-2020, via le Feaga et le Feader). Or, dans son préambule, la Cour relève d’emblée que « les difficultés observées dans le paiement de ces aides […] marquée par d’importants retards de paiement, trouvaient notamment leur origine dans l’organisation et le fonctionnement de la chaîne de paiement des aides agricoles relevant non seulement de la responsabilité de l’Agence de services et de paiement, mais aussi du ministère de l’agriculture. » A ce sujet, il est édifiant de mettre en perspective les conclusions de la Cour des Comptes avec les préconisations de CAP 2022, cette « boîte à penser » voulue par l’exécutif pour réfléchir à la réforme des missions de l’État. Deux points me préoccupent particulièrement.

Une complexité qui lèse les agriculteurs. Vous êtes agriculteur en droit de percevoir des aides européennes ? Armez-vous de patience ! La chaîne de paiement est effroyable de complexité, avec un empilement de structures de paiement et/ou de contrôle, chacune avec ses prérogatives et ses responsabilités : Agence de services et de paiement, via telepac, ministère de l’Agriculture, Régions, Commission européenne… Deux chiffres éloquents : s’agissant du Feader, nous sommes passés de 6 programmes de développement rural régional à… 29. Percevoir une aide dans ce maelström administratif relève du miracle ! Le coût de traitement de ces aides est ahurissant : 342 M€ en 2016, soit 3,5 % des aides reçues, 343 M€ en 2017, sans compter le coût des refus d’apurement pour le budget de l’État ni celui supporté par les Régions qui ont recruté des personnels supplémentaires…

Une volonté de recentralisation. Une fois de plus, la tentation d’hyper-contrôle de l’exécutif se manifeste par la mise en cause de la régionalisation du paiement des aides du Feader, alors qu’à plusieurs reprises, c’est bien l’empilement de la chaîne de paiement et l’inadaptation de la réglementation française qui est mise en cause par la Cour des comptes. Or, je le redis : contrairement aux perspectives dessinées par Cap 2022, je suis pour la régionalisation du Feader. La proximité est ici essentielle. La responsabilité est politique : les moyens n’ont pas été dévolus à la hauteur des enjeux et le ministère de l’Agriculture n’a pas voulu céder un pouce de ses prérogatives, freinant la fluidité de la chaîne de paiement. Le manque de dialogue, l’absence d’anticipation des aspects techniques de la régionalisation depuis 2014 a achevé le chaos. Combien d’autres rapports alarmants, combien d’exploitations menacées du fait des retards de paiements, combien de suicides faut-il pour que le ministère de l’Agriculture – dès qu’il sera nommé, évidemment – prenne réellement la mesure de la détresse de la filière agricole ? »

 

Procréation Médicalement Assistée (PMA) : pour un « Plan fertilité »

Article Libération PMACe matin, le quotidien Libération fait paraître sur ce sujet sensible une tribune que je co-signe avec le Pr René Frydman, grand obstétricien et « père » du premier « bébé éprouvette » de France, et le Pr Christian Hervé, président de l’Académie d’éthique, médecine et politiques publiques. Pour que la science lutte contre l’infertilité, au nom du devoir médical !

https://www.liberation.fr/debats/2018/09/24/pma-appel-pour-un-plan-fertilite_1680925

 

Robert Berthaut, Du côté de l’époisses

 

EpoissesSi « le » Marcel (Proust) avait été Bourguignon, sa madeleine aurait été l’époisses. Une madeleine certes plus prononcée en effluves mais ce fromage crémeux mériterait aussi ces lignes que l’auteur consacre au petit gâteau dodu dans Du côté de chez Swann, « si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot…  »

L’époisses m’évoque immanquablement ces goûtaillons avec l’un ou l’autre ami vigneron devant une bouteille accompagnée d’un bon pain craquant coiffé d’une bouchée d’époisses, cueillie du bout du couteau. C’est qu’il est vivant ce fromage-là, prenant ses aises dans sa boîte de bois, offrant au nez comme à la langue des arômes puissants…

Ce n’était pas évident, pour un tel rebelle aux standards de dépasser les frontières de son village d’origine. Mais il l’a fait et si l’époisses est connu aujourd’hui dans le monde entier c’est grâce à un homme qui vient de disparaître : Robert Berthaut.

Avec son épouse Simone, il a sauvé de l’anonymat ce fromage, d’abord en reproduisant dans la cave familiale les gestes de sa tante et de sa grand-mère puis, se prenant au jeu, il a commencé à le commercialiser, achetant pour le produire son propre troupeau de vaches…

Depuis la petite fromagerie familiale a pris son envol, devenant une entreprise industrielle sous l’impulsion de Jean, son fils, puis propriété d’un grand groupe agro-alimentaire, tandis que l’époisses a obtenu son AOP et se déguste partout où l’on n’a pas peur de s’en prendre plein les narines et le palais. Un fromage de bon vivant, mais aussi d’esthète, car il gagne au fil du temps en saveurs et en complexité : ce n’est sûrement pas un hasard si l’époisses est né en Côte-d’Or, terroir par excellence du pinot noir…

A la famille de Robert Berthaut, à ses enfants, à son épouse Simone, je présente mes plus sincères condoléances. Et pour lui rendre hommage, quoi de mieux que d’ouvrir une bouteille, et sur un morceau de bon pain, prendre le temps de savourer un époisses, pardon un « Berthaut ».

 

Le Châtillonnais, bannière étoilée de Côte-d’Or

La cuisine japonaise admet, en plus des quatre saveurs de base (le sucré, l’acide, l’amer, le salé) une cinquième : l’umami. Difficilement traduisible, ce mot évoque en japonais l’adjectif « savoureux ». L’umami fut identifiée en 1908 par un chercheur japonais et tend à arrondir subtilement l’ensemble des saveurs d’un plat.

En réalité, l’umami existe depuis très longtemps dans notre gastronomie puisque dès 1826 dans sa Physiologie du goût, Jean-Anthelme Brillat-Savarin décrivait cette cinquième saveur appelée « osmazome », tandis qu’Auguste Escoffier créait des plats intégrant l’umami sans en connaître les mécanismes.

Cette saveur supplémentaire amène à table le chiffre 5, chiffre de la grâce et de l’équilibre : et quels meilleurs qualificatifs pour la table du Château de Courban qui vient de décrocher sa première étoile au Guide Michelin ?

Cette récompense vient saluer l’implication exceptionnelle d’une famille : celle de mon ami Pierre Vandendriessche, décorateur à Lille, polyglotte, tombé amoureux d’une demeure du XIXème siècle construite sur l’emplacement d’un château détruit à la Révolution. Il aura fallu plus de douze ans de travaux, une vision, des coups de génie et de douce folie pour que le Château de Courban retrouve son lustre. C’est aujourd’hui un hôtel 4* doté d’un spa…

En 2012, les fils de Pierre, Frédéric et Jérôme, reprennent les rênes du Domaine. Trois ans plus tard, le chef Takashi Kinoshita, chef japonais qui a parfait son apprentissage en France (avec un passage notamment dans les cuisines de L’Elysée et chez Billoux à Dijon) arrive à Courban. Et l’enchantement se poursuit…

Distinguée par Alain Ducasse, par le Gault et Millau l’année dernière et désormais étoilée, la cuisine du Château de Courban vient illuminer un parcours incroyable… et pourtant si révélateur.

Oui, il est possible dans ce Châtillonnais si méprisé, d’atteindre l’excellence. Oui ce territoire décrié, dont on souligne à l’envi la désertification peut être le terreau de vies exceptionnelles. Sans doute plus qu’ailleurs, c’est vrai, il y faudra la volonté, le courage et une foi indéfectible dans un projet et dans l’avenir. Y retrouver la persévérance des Cisterciens qui défrichaient des collines pour y bâtir des lieux d’espérance. Mais justement, dans ce territoire, l’ambition n’a de limites que l’imagination. Et si l’on vise le firmament, il n’est pas impossible qu’un peu de grâce ne vienne récompenser le travail…

J’espère que le Château de Courban pourra servir d’exemple à tous. Que la Révolution des palais que la famille Vandendriessche et le chef Kinoshita ont lancée entraîne d’autres volontés à poursuivre leurs rêves… et que le Châtillonnais arbore longtemps sa bannière étoilée !