La mort est dans le pré

Je suis viscéralement attaché à la terre et à ce qu’elle représente, sur le plan symbolique et économique.
J’ai la chance que Valeurs Actuelles veuille bien publier ma tribune où j’expose mon ressenti concernant la souffrance du monde agricole face aux aléas climatiques et à la crise du marché, corollaire de la mondialisation.
Vous trouverez ci-joint le texte intégral (qui a été un peu tronqué dans le magazine) dans lequel je fais référence aux problèmes de la zone intermédiaire qui nous concernent géographiquement.

 

logo_tribunes« Si rien ne change, en hiver il y aura des enterrements de paysans ! » Ce présage amer, fait il y a quelques jours par un petit exploitant de Bourgogne, est hélas le même sur l’ensemble du territoire français. Oui, notre agriculture va mal, très mal, et ce constat est valable sur l’ensemble des filières : maraîchage, grandes cultures, élevage, viande ou lait. Et ce n’est pas la timide avancée obtenue à grand-peine contre le géant de l’agroalimentaire Lactalis qui va changer la donne.

Oui les agriculteurs souffrent et d’abord de l’image désastreuse qui est la leur auprès du grand public : pollueurs, bouffeurs de subventions, perpétuels quémandeurs d’aides exceptionnelles au moindre rayon de soleil, à la moindre averse de grêle, voici le portrait peu flatteur dont les médias abreuvent les Français lorsqu’ils parlent de nos paysans. Il est temps de les entendre, enfin.

Question à propos des dérives de l’assurance obsèques

Question n°23616 adressée à Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire

À publier le : 20/10/2016

Texte de la question :

M. Alain Houpert attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur les 4 millions de Français qui cotisent à perte pour leur assurance obsèques. En un mot, plus le temps passe, plus ils cotisent à perte. Quelles que soient la somme investie et la durée de cotisation, le capital versé au bénéficiaire n’augmentera jamais.

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Scénario catastrophe pour le centre-ville

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Pompidou a eu son Beaubourg, Mitterrand sa pyramide, Chirac son musée : à défaut d’un destin national, François Rebsamen joue les présidents au petit pied en lançant sa Cité de la Gastronomie, version locale des « Grands Travaux ».

Soyons honnêtes : le projet en lui-même, connecté avec l’histoire et la mémoire de Dijon, est cohérent. Ce qui l’est nettement moins, c’est cette idée d’y inclure un cinéma généraliste de neuf salles (piloté par Ciné Alpes qui exploite déjà le multiplexe de Cap Vert) et un cinéma d’art et d’essai de quatre salles pour l’Eldorado qui maintient néanmoins ses trois salles existantes… le tout à quelques centaines de mètres du centre-ville qui en affiche déjà un nombre conséquent, à la limite du suréquipement : Dijon compte en effet une place de cinéma pour 41 habitants, quand la moyenne nationale est à 58. Ce chiffre passerait à 34 si les salles prévues dans la Cité de la Gastronomie ouvraient en conservant les équipements actuels.